Une image peut être belle sans réparer ce qu’elle montre.
Peinture écaillée, béton, peau, pluie, fumée : les matières gardent des événements qu’elles ne racontent pas. Leur beauté vient parfois précisément de cette résistance au récit.
Je regarde les images comme des restes. Elles ne prouvent rien à elles seules, mais elles conservent une tension, un avant et un après, une présence qui ne se laisse pas entièrement traduire.
NOTE
← INCURSIONSLe beau n’efface pas le choc. Il lui donne parfois une durée.
